23 mai 2012, 18h30 : entretien autour de DELEUZE

Parcours grands philosophes

Le « Parcours grands philosophes » a pour but de faire connaître une pensée philosophique à partir de la vie de son auteur.

Deuxième rencontre, autour de Deleuze, avec François Dosse ce

mercredi 23 mai 2012, à 18h30
aux Champs Libres, salle de conférences Hubert Curien

 

Pour Gilles Deleuze (1925-1995), « la philosophie est l’art de former, d’inventer, de fabriquer des concepts. » Et, de fait, c’est ce qu’il n’a cessé de faire comme en témoigne la diversité de son œuvre : non seulement lecteur très particulier des grands auteurs comme Hume, Kant, Bergson, Spinoza, Leibniz, mais aussi penseur du cinéma, des oeuvres littéraires et des oeuvres d’art, du politique et de la psychanalyse. Une partie de ses oeuvres présente la particularité d’être écrite avec Félix Guattari, avec qui il pensera une nouvelle conception du désir dans l’Anti-oedipe (1972), non plus comme manque, mais comme producteur de réalité. Penseur du désir, de la réalité, des puissances politiques et autres, de l’image (picturale et cinématographique), Deleuze se montre effectivement un créateur de concepts inépuisable.

François Dosse, auteur de nombreuses biographies, a publié Gilles Deleuze Félix Guattari, Biographie croisée aux éditions La Découverte en 2007. Il nous entretiendra de la vie et de la pensée du philosophe.

Nathalie Monnin

On peut écouter la voix de Gilles Deleuze donnant ses cours sur le site suivant :

http://www2.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=68

Pour des informations sur François Dosse, on se référera à son site :

http://dossefrancois.free.fr/

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Ciné-Philo 22 mai 2012 : La Planète des Singes : Les origines, de Rupert Wyatt

Ciné-Philo

Mardi 22 mai 2012 à 20h30 au cinéma Le Foyer à Acigné :

La Planète des Singes : Les origines, de Rupert Wyatt

La Planète des Singes : Les origines, de Rupert Wyatt

En relation avec le thème « L’animal ».
Présenté par Denis-M Kermen.

Le film de Rupert Wyatt est la troisième version tirée du roman de Pierre Boulle (1912-1994), la Planète des singes (1963), après la version de Franklin J. Schaffner en 1968 puis celle de Tim Burton en 2001. La version de Rupert Wyatt (2011), par différence avec les deux précédentes, propose le scénario de l’origine de la domination des singes, ce qui restait en question dans les deux précédents films.

Cette version met ainsi particulièrement en scène ce que représente pour nous l’animalité, et les singes en particulier : une trouble fascination pour leur proximité et leur différence, et une certaine anxiété s’ils se rendaient compte de ce qu’on leur fait subir. Le singe, devenu intelligent, nous renvoie alors à notre propre bêtise, ce qui n’est guère flatteur pour l’humanité dont on se targue si facilement. On voit ainsi magistralement le rôle de la fiction : elle indique nos angoisses et nos fantasmes et elle nous révèle en même temps, par effet de miroir, nos injustices et notre inhumanité, ce qui va peut-être bien au-delà de notre part d’animalité.

Nathalie Monnin

Synopsis :

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

(l’entrée est au tarif du cinéma)
Site du cinéma Le Foyer à Acigné : www.cinemalefoyer.fr

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Village Philo – St Pons (Ardèche), week-end de Pentecôte 2012

WEEK-END DE PENTECÔTE 2012 – ST PONS (Ardèche)

En collaboration avec :

ARTE-FILOSOFIA et LA MUNICIPALITE DE ST PONS

 

LA JUSTICE DANS TOUS SES ETATS !

PHILOSOPHIE, DROIT, POLITIQUE, ECOLOGIE

La dénonciation de l’injustice, la revendication de la justice sont constantes dans les sociétés modernes, et il semble qu’elles soient devenues plus que jamais insistantes au cours de ces dernières années. Mais elles interviennent le plus souvent sans s’appuyer sur une notion claire du juste. On confond en effet assez souvent justice et intérêt ou justice et vengeance. Le terme de justice lui-même, construit sur le latin jus, renvoie d’une part à l’institution du droit et donc à la loi et à l’institution judiciaire et d’autre part à la vertu qui caractérise un individu se comportant conformément au droit. L’esprit de justice exige la référence à la loi, non pas tant à l’obligation qui lie les deux partis d’un contrat, et qui renvoie au latin lex, lequel peut s’appliquer au domaine économique, moral ou religieux, qu’à cet ensemble des institutions que le latin nomme jus, et qui concerne la vie des hommes en société.

Il apparaît donc d’emblée que la vertu de justice, c’est-à-dire la capacité de justice dont fait preuve un être humain, n’a de sens qu’en tant que celui-ci est défini comme les Grecs le voulaient, comme un zoon politikon, comme un animal politique. La vertu de justice concerne en effet les rapports entre les individus en tant que ceux-ci sont réglés par des règles communautaires, elle suppose donc d’emblée le dépassement de la sphère individuelle et le souci proprement politique du commun.

Mais si l’origine même du terme justice est latine et si les Romains se sont surtout distingués dans l’histoire par l’établissement d’un appareil juridique et par la définition de l’être humain comme personne, qui provient elle-même de la notion de rôle social, l’esprit de justice est cependant beaucoup plus ancien, et s’il a pu être confondu avec la vengeance dans l’antique loi du talion, il a pu aussi renvoyer à cet idéal d’harmonie qu’exprime la notion grecque de dikè, qui renvoie à l’idée d’une manière d’agir équitable et valable pour tous.

On voit par là que l’idée de justice, si elle renvoie à l’idée de l’établissement d’un droit positif, et donc à celle d’obligations à respecter, peut aussi être comprise plus profondément comme le souci de préserver l’harmonie du corps social. C’est ce qui explique que la question de la justice ne puisse être séparée aujourd’hui ni de la question politique des rapports entre les Etats, ni de la question écologique du rapport des hommes à leur environnement.

Ce sont ces questions qui constitueront l’enjeu de ce week-end philo, auquel participeront Frédéric MAUCHE, avocat pénaliste, actuellement Vice Président au Tribunal de Grande Instance de Metz en charge de la Coordination de la chambre de la famille, des Tutelles des Mineurs et du service de Juges des Libertés et de la détention, Philippe CABESTAN, docteur habilité en philosophie, professeur de classes préparatoires au lycée Janson-de-Sailly, Paris, et Fabrice FLIPO, Maître de conférences en philosophie à l’Institut Mines-Télécom, Paris.

 

PROGRAMME

SAMEDI 26 MAI

De 13h à 14h : Accueil dans la Salle Polyvalente et café de bienvenue

1ère séance : De 14h à 16h

Françoise DASTUR

Introduction : Justice et équité

Frédéric MAUCHE

Le juge et la justice, acteurs dans le règlement des conflits

La charge quotidienne d’un juge s’inscrit dans une pluralité de missions  et cadres procéduraux qui sont définis par la loi afin de garantir un équilibre entre les parties concernées mais aussi pour encadrer le pouvoir d’un juge par le droit. Bien souvent le justiciable, confronté à « la Justice » pour voir régler une situation de conflit, ne distingue ni la nature du contentieux ni les conséquences qui y sont attachées quand aux objectifs et pouvoirs du juge auquel il s’adresse souvent comme s’il était le détenteur d’une toute puissance. Afin de pénétrer concrètement dans l’exercice de la justice, nous évoquerons des situations et pratiques relatifs à des dossiers (1) de responsabilité pénale ou civile d’infractions involontaires ; (2) de violences conjugales et d’autorité parentale ; (3) de rétention des étrangers en séjour irrégulier ; (4) de libération conditionnelle de détenus ; (4) des orientations procédurales du ministère public dans le domaine des drogues ; (5) de saisie des rémunérations

De 16h à 17h 45: Pause & Questions+Discussion

DIMANCHE 27 MAI

2ème séance : De 14h à 16h

Françoise DASTUR

Introduction : Justice et politique

Philippe CABESTAN

Qu’est-ce qu’une guerre juste ? Retour sur l’intervention militaire en Libye.

Depuis 1980 le droit d’ingérence est régulièrement avancé pour justifier des opérations militaires dont la finalité serait la protection de populations en danger. De ce point de vue, les bombardements opérés par les forces de l’O.T.A.N. en Libye, alors que les troupes du colonel Kadhafi encerclaient la ville de Benghazi, seraient légitimes. N’est-ce pas là, toutefois, un abus de langage qui dissimule des intérêts moins avouables ? Le droit d’ingérence relève-t-il de ce que saint Augustin (354-430) appelle une ‘’guerre juste’’ ? A quelles conditions faire la guerre est-il légitime ? Telles sont les questions auxquelles nous voudrions essayer de répondre à partir du cas de la Libye.

De 16h à 17h 45: Pause & Questions+Discussion

LUNDI 28 MAI

3ème séance : De 9h à 11h

Françoise DASTUR

Introduction : Justice et responsabilité

Fabrice FLIPO

Nature, justice et liberté

La crise écologique rend nécessaire de penser ce qu’il en est de la justice quand c’est la nature qui est concernée. Le problème a été pris de diverses manières, le plus souvent dans des théories d’inspiration économiques (optimisation intertemporelle, substitution ou non des capitaux entre eux etc.). La question des droits s’est récemment invitée dans l’espace public, avec la proposition de la Bolivie de reconnaitre des « droits de la nature ». La modernité, libérale (Luc Ferry) et socialiste, s’est montrée hostile à ces dernières tentatives, accordant tout au plus l’existence d’un « devoir ». L’auteur situe ces différentes propositions et soutient que l’idée de « droits de la nature » n’est adéquate que si elle n’est pas dissociée des droits de l’Homme, en tant qu’ils permettent notamment de défendre un espace écologique égal.

De 11h à 12h 15: Pause & Questions+Discussion

BIBLIOGRAPHIE

Monique CANTO-SPERBER, L’idée de guerre juste, Paris, PUF, 2010
Fabrice FLIPO, Justice, Nature et liberté, Les enjeux de la crise écologique, Parangon/VS, Lyon, 2007
John RAWLS, La justice comme équité, La Découverte, Paris, 2008
Paul RICOEUR, Le juste, Esprit, Paris, 1995
Amartya SEN, L’idée de justice, Paris, Flammarion, 2010
Michael WALZER, Guerres justes et injustes, Paris, Gallimard, collection Folio, 2006.

L’idée de justice renvoie d’une part à l’idée d’obligations à respecter et d’autre part au souci de de préserver l’harmonie du corps social. C’est ce qui explique que la question de la justice et du droit ne puisse être séparée aujourd’hui ni de la question politique des rapports entre les Etats, ni de la question écologique du rapport des hommes à leur environnement. Ce sont ces questions qui constitueront l’enjeu de ce week-end philo, auquel participeront Frédéric MAUCHE, avocat pénaliste, actuellement Vice Président au Tribunal de Grande Instance de Metz, Philippe CABESTAN, docteur habilité en philosophie, professeur de classes préparatoires au lycée Janson-de-Sailly, Paris, et Fabrice FLIPO, Maître de conférences en philosophie à l’Institut Mines-Télécom, Paris.

Renseignements et Inscriptions :

Arte-Filosofia

Contact : François Laperou
Résidence Indiana
24, rue Shakespeare
06400 Cannes.
Tel : 04 93 69 10 80/06 20 14 74 68
Courriel : contact@artefilosofia.com
lien : www.artefilosofia.com

ou

La Mairie de St Pons

(mardi & vendredi de 15h à 17h30)
Tel : 04 75 36 70 70

Frais de participation :

Adultes : 50 € pour 3 jours ou 20€ pour 1 jour,
Etudiants 25€ pour 3 jours ou 10€  pour 1 jour
chèque à l’ordre de « ARTEFILOSOFIA »

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L’animal, par Didier Heulot

Ateliers populaires de philosophie

Septième cycle, les lundis 7, 14 et 21 mai et le lundi 4 juin 2012

L’animal
par Didier Heulot
Professeur de philosophie à Rennes

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

L’animal.

Lorsque je regarde mon chat, il me laisse perplexe. Autant je peux croire, un instant, qu’il me regarde, que je suis dans sa ligne de mire, visé par ses yeux et son esprit, au point que l’envie me vient de lui parler, de lui sourire, comme si son regard était une attente, un souhait exprimer de ne pas le laisser seul. Autant, l’instant suivant, je suis repris par ce même regard et je suis désillusionné, car il n’est plus un regard, mais un objectif d’appareil photo ou une optique mécanique et froide, et il faut que je me rende à l’évidence, il ne me regarde pas, il ne me vise pas, ou si je veux vraiment qu’il me regarde alors j’ai affaire à un regard qui me cherche comme s’il ne me voyait pas, il se tourne dans ma direction mais ne me voit pas, ou en tout cas ne me voit pas comme je vois, son œil est trop fixe, trop froid, il n’est pas humain.

Ne sommes-nous pas toujours dans ce balancement avec l’animal, hésitant sans cesse entre une commune nature avec nous et une étrangeté irréductible ? Descartes, contre Montaigne, a voulu résoudre le problème en prenant les animaux pour des machines : non qu’ils le soient vraiment, mais on peut sans doute s’en contenter. La reprise chrétienne par Malebranche scellera définitivement le sort des animaux : ce sont de pures mécaniques innocentes. Il faudra attendre 1789 et Jérémy Bentham pour qu’une souffrance animale soit possible, envisagée, conçue et ayant pour conséquences des droits animaux. Mais le droit est ambigu, la nature de l’animal n’est toujours pas déterminée, que sont-ils ou « qui sont-ils ? »

C’est la phénoménologie de Heidegger qui nous mettra sur la voie : l’animal est pauvre en monde et, définitivement, différent de moi. Qu’est-ce qui rend impossible une continuité entre lui et moi ? Qu’est-ce qui, pourtant, n’en fait pas un étranger absolu ? N’est-il pas ce type particulier d’altérité, qui n’est ni l’altérité de l’autre homme, ni l’altérité complète ? Peut-on sans excès lui attribuer le rang et la dignité d’un sujet ?

Il faudra aussi revoir notre attitude, à partir de cette ignorance : avons-nous tous les droits envers ceux qui n’en ont pas ? La question des droits animaux est-elle fondamentale ? Ne faut-il pas plutôt revoir notre attitude envers eux et envisager une communauté avec ceux dont, il faudra le reconnaître une bonne fois, on ne peut se passer ?

Bibliographie :

L’animal-machine.

- Descartes, Lettre au Marquis de Newcastle, Lettre à Morus du 5 février 1649 et Discours de la méthode, 5ème partie, dans Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1953.
- Montaigne, Les Essais, livre II chap. XII, Apologie de Raimond Sebond, dans Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris,1962.

L’animal comme sujet, entre la machine et l’homme.

- Husserl, Le monde et nous. Le monde environnant des hommes et des bêtes. Husserliana XV, 1934.
- Martin Heidegger, Les Concepts fondamentaux de la métaphysique, Gallimard, Paris, 1992.
- Elisabeth de Fontenay, Le Silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalité. Fayard, Paris, 1998.
- Jacques Derrida, L’Animal donc que je suis. Galilée, Paris, 2006.
- Dominique Lestel, L’Animal est l’avenir de l’homme. Fayard, Paris, 2010.
- Etienne Bimbenet, L’Animal que je ne suis plus. Folio-Essais, Gallimard, Paris, 2011.

Des droits animaux ?

- Tom Regan, The Case for Animal Rights, Berkeley, University of California Press, 1983.
- Peter Singer, La Libération animale, Grasset, Paris,1993.
- Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ? Éditions de l’Olivier, Paris, 2010.
- Françoise Armengaud, Réflexions sur la condition faite aux animaux, Kimé, Paris, 2011

 

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Ciné-Philo 24 avril 2012 : Pina, de Wim Wenders

Ciné-Philo

Mardi 24 avril 2012 à 20h30 au cinéma Le Foyer à Acigné :

Pina, de Wim Wenders

Pina, de Wim Wenders

En relation avec le thème « La philosophie de la danse ».
Présenté par Sandrine Servy.

(l’entrée est au tarif du cinéma)
Site du cinéma Le Foyer à Acigné : www.cinemalefoyer.fr

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La philosophie de la danse, par Sandrine Servy

Ateliers populaires de philosophie

Sixième cycle, du lundi 26 mars au lundi 30 avril 2012

La philosophie de la danse
par Sandrine Servy
Professeur de philosophie au lycée Émile Zola à Rennes

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

Conférence 1 : 26 mars 2012

Cette première séance s’est vraiment voulue introductive à la philosophie de la danse.

La philosophie de la danse, cela existe ? À quel(s) type(s) de questions sommes-nous renvoyés, concernant quel genre « d’objet » spéculatif ? En quoi peut bien consister une philosophie de la danse ? Nous avons alors envisagé l’expression dansée comme un mode de rapport au monde en cherchant à déterminer ce qui pouvait faire sa spécificité. Nous nous sommes demandé pourquoi la danse avait fait l’objet d’une relative désaffection philosophique en rappelant les positions de l’esthétique hégélienne par exemple. Nous sommes alors revenue à l’affirmation d’une danse « philosophique par nature » en retenant l’affinité profonde entre « la pensée en mouvement » et « le mouvement de la pensée ». Nous avons conclu sur un cours exposé de deux belles exceptions à se désintérêt relatif : Alain et Gilson.

Éléments bibliographiques pour les conférences sur l’histoire de la danse :

ALAIN, Système des beaux-arts, Paris, Gallimard, 1978 (1ère éd. 1926), Folio-Essais.

BADIOU (Alain), Petit manuel d’inesthétique, Paris, Seuil, 1988

BEAUQUEL (Julia), POUIVET (Roger), (sous la dir. de), Philosophie de la danse, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 194 p.

FABBRI (Véronique) :
- Danse et philosophie, Une pensée en construction : Collection « Esthétique », L’Harmattan, 2007, 236 p.
- « Architecture et construction dans l’œuvre de Schlemmer », dans Rousier (Claire) (éd.), Oskar Schlemmer. L’homme et la figure d’art : CND, Pantin, 2002, 173 p.

FONTAINE (Geisha), Les danses du temps, Recherches sur la notion de temps en danse contemporaine, Éditions du Centre nationale de la danse, 2004, 272 p.

GILSON (Étienne), Matière et formes. Poïétiques particulières des arts majeurs, Paris, Vrin, 1964.

GUÉRIN (Michel), Philosophie du geste, Arles, Actes Sud, 1995, 77 p.

MALLARMÉ (Stéphane), Œuvres compètes, « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1945.

POUILLAUDE (Frédéric), Le désoeuvrement chorégraphique. Étude sur la notion d’œuvre en danse, Librairie philosophique Vrin, Collection « Essais d’art et de philosophie », 2009, 432 p.

VALÉRY (Paul), L’âme de la danse ; Philosophie de la danse ; Degas, Danse, Dessin, Œuvres t. I et t. II, « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1957 – 1960.

Liste non exhaustive bien sûr.

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Ciné-Philo 20 mars 2012 : Les ailes du Désir, de Wim Wenders

Ciné-Philo

Mardi 20 mars 2012 à 20h30 au cinéma Le Foyer à Acigné :

Les ailes du Désir, de Wim Wenders


En relation avec le thème « Ce que le poète dit au philosophie ».
Présenté par Denis-M Kermen.

(l’entrée est au tarif du cinéma)
Site du cinéma Le Foyer à Acigné : www.cinemalefoyer.fr

Synopsis

Deux anges, Damiel et Cassiel, contemplent les hommes du haut du ciel berlinois. Éternels, ces deux êtres ne connaissent ni le froid, ni la faim, ni l’amour, mais une compassion détachée pour ces hommes trop souvent malheureux. Parce qu’ils sont invisibles, Damiel et Cassiel se mêlent à eux, lisent leurs pensées et tentent de les aider à leur manière, de les détourner de certaines idées noires. Pourtant, Damiel, las peut-être de son existence linéaire et monotone, tombe amoureux d’une jolie trapéziste, Marion. Mais la jeune femme est incapable de voir Damiel. Elle ressent la présence de l’ange comme une sensation, un parfum autour d’elle.

C’est le comédien Peter Falk (Columbo), venu tourner un film sur la période nazie, qui va porter secours à Damiel. Car lui aussi a été un ange, trente ans plus tôt, et chaque jour il se félicite d’avoir renoncé à son essence angélique, même si la mort se trouve au bout du chemin. Il explique à Damiel – qu’il ne voit pas mais dont il sent la présence délétère – la beauté du monde terrestre, sa saveur…

Un conte philosophique

 Les ailes du désir marque le retour de Wim Wenders en Allemagne, son pays d’origine, mais surtout à Berlin, sa ville d’élection, déchirée à l’époque par le Mur. Loin des thèmes de prédilection du réalisateur – l’errance des individus en quête d’identité, les réflexions désabusées sur ses compatriotes –, le film se présente comme un conte philosophique. La vision qu’a Wim Wenders du monde s’adoucit par le truchement de la fable, même si ce conte de fées métaphysique est empreint de mélancolie. Le film est tourné en noir et blanc tant que Damiel appartient à l’univers céleste. L’irruption de la couleur marque le passage à la mortalité avec le désir de goûter, de sentir, de voir, de toucher. Une oeuvre poétique dominée par la remarquable prestation de Bruno Ganz et celle de Peter Falk, dans son propre rôle.

source : http://www.arte.tv/fr/906520,CmC=906524.html

Autres liens à consulter :

http://cinema.krinein.com/ailes-desir-2964/critique-2974.html

http://cine-passion.voila.net/fi/ailesdudesir.htm

 

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Trois journées de réflexion 2012 – L’Utopie

En partenariat avec les Champs Libres, la Société bretonne de philosophie organise comme chaque année « Trois journées de réflexion ».

 

Du 1er au 3 mars 2012 :

L’UTOPIE

Lucas.theis (CC BY 2.0)

L’utopie, idéal de l’imagination et source d’espoir politique et social, a aussi inspiré des réalisations monstrueuses au point de lui conférer désormais un sens péjoratif conduisant à définir la société contemporaine comme celle qui a mis fin aux « grands récits de la modernité ». Cette nouvelle édition des Champs de la Réflexion tentera de faire la lumière sur la nature de l’utopie, sa fonction et ses domaines d’exercice. De l’utopie littéraire à ses tentatives politiques, des utopies d’hier à celles d’aujourd’hui, on s’interrogera en particulier sur la place résiduelle des utopies contemporaines : notre société pragmatique, soumise aux principes de sécurité et de réalité, est-elle encore en mesure de faire place à l’utopie, à son discours critique et à son désir de réformation ?

 

PROGRAMME

Jeudi 1er mars 2012
Les Champs de la Réflexion, 20h30,
Conférence introductive : L’utopie, par Pierre Macherey (philosophe, Lille)

Vendredi 2 mars,
Les Champs de la Réflexion, 15h
Les variétés de l’utopies :
L’utopie et la ville face aux crises, par Jean-Louis Violeau (sociologue, St Nazaire, Paris)
Utopie, Dystopie et Science-fiction, par Marc Atallah (philosophe, Lausanne)

Samedi 3 mars
Les Champs de la Réflexion, 15h30
Utopies d’hier, d’aujourd’hui et de demain : regards croisés sur le sens politique et historique de l’utopie.
Rencontre et dialogue entre Michèle Riot-Sarcey (historienne, Paris), Laurent Loty (Cnrs, histoire des idées) et Armand Mattelart (sociologue, Paris)

 

Toutes les conférences ont lieu aux Champs Libres à Rennes, dans la salle de conférences Hubert Curien – Entrée libre et gratuite, réservations au 02 23 40 66 00.

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