Le cru 2014 de ZIKARENNES ! part.1

20 décembre 2014 : c’est parti pour un tour d’horizon de nos coups de cœur !

Les équipes des bibliothèques rennaises et de l’agglo vous font découvrir les disques et livres musicaux qui ont marqué leur année.
C’est éclectique et coloré, parfait pour habiller votre sapin… ou garnir votre dinde… heu, votre lecteur MP3 ou votre playlist 2014 sur votre site préféré de streaming.

Cliquez sur les images pour écouter un extrait de l’album !


CARIBOU / Our Love. City Slang, 2014


caribou-our-loveDan Snaith (alias Caribou), en bon intello de la scène électronique a, semble-t-il, trouvé la formule mathématique idéale qui ravira les plus mélomanes d’entre nous. Avec Our Love, album teinté d’influences personnelles, Caribou nous propose sa vision de l’amour.

Bonus de fin d’année : une session Live du morceau éponyme « Our Love » enregistrée dans les studios de la radio KCRW le tout en sandalettes en cuir, un vrai régal !

[Vincent – Bibliothèque Les Champs Libres, Rennes]


DAMAGED BUG / Hubba bubba. Castle Face, 2014


John Dwyer (fondateur et leadeur de Thee Oh Sees) nous emmène vers l’infini électronique à l’aide de son synthé vintage. Peu d’arrangements, pas de compromis. Le voyage dans les étoiles : but simple et unique de cet album.

[Christophe - Bibliothèque Triangle, Rennes]


Jean-Michel DUPONT & MEZZO/ Love in vain : Robert Johnson, 1911-1938. Glénat, 2014

love in vain

Robert Johnson, bluesman et guitariste virtuose, meurt à 27 ans mais laisse derrière lui une vie riche de musique, de sexe, de drame, d’abus et un parfum de soufre qu’on associait au diable. Pas besoin de s’y connaitre en blues (pour ma part, je n’y connais rien) pour tomber sous le charme sulfureux des années 30 et du magnifique graphisme noir, très noir, de Mezzo.

[Katell N. - Bibliothèque des Champs Libres, Rennes]


SUN KIL MOON / Benji. Caldo Verde, 2014

sun kil moon
Mark Kozelek, des Red House Painters, nous livre un album touchant, bouleversant, voire sombre dont les thèmes sont durs : la mort, la violence paternelle… La voix est rauque, mais douce sur des airs folk rock. A écouter de toute urgence, c’est bon !

[Ariane - Bibliothèque Lucien Rose, Rennes]


PLAZA FRANCIA / A new tango song book. Because Music, 2014

plaza francia
Un petit bijou latino composé par deux membres du Gotan Project et servi par une grande dame de la chanson française, Catherine Ringer. L’alliance des trois artistes donne un album sublime de néo-tango où la chanteuse peut exprimer toute la gamme de ses multiples talents.

[Christine M. & Catherine T. - Bibliothèque des Champs Libres, Rennes]


CASCADEUR / Ghost surfer. Mercury – Universal, 2014

cascadeur-ghostsurfer-cover
Après un étonnant et superbe 1er album, Cascadeur était attendu au tournant. Non seulement, il ne nous a pas déçus mais en plus, il réussit à nous éblouir une deuxième fois. Ghost surfer chamboule tous nos repères pour notre plus grand plaisir.

C’est cette fois-ci la guitare qui est mise à l’honneur, même s’il ne néglige pas pour autant son piano. Et il a convié de prestigieux invités, comme Eric Pulido et Tim Smith de Midlake (déjà présents sur The Human octopus), Stuart A. Staples de Tindersticks, le pianiste Tigran Hamasyan et Christophe avec qui la collaboration sonne comme une évidence à l’écoute de « Collector »une pépite où la voix du chanteur et les instruments de Cascadeur s’entrelacent merveilleusement bien et nous envoient directement dans les étoiles. Y a pas à dire, Cascadeur nous livre ici une musique dense, aérienne, poétique… et addictive dès la première écoute !

[Léonor & Mathilde - Bibliothèque Les Champs Libres, Rennes]


 BROKEN TWIN / May. Anti-, 2014

Broken Twin Majke Alexandra Voss Romme 2013J’aime tellement cet album mélancolique que je l’ai acheté en format vinyle pour mieux l’écouter encore.

[Florence - Bibliothèque Triangle, Rennes]


ALSARAH AND THE NUBATONES / Silt. Wonderwheel, 2014


SiltPremier album séduisant et festif de cette chanteuse soudanaise, qui mélange des sons pop d’Afrique de l’Est, du Nord et du monde arabe, pour un beau voyage en Nubie. Très beau concert pendant les Trans… aux Champs Libres, dans le cadre du Jeu de l’Ouïe ;-)

[Rozenn - Médiathèque de Cesson-Sévigné]


JORDI SAVALL / Bal Kan : Miel et sang : les cycles de la vie. Alia Vox, 2014

balkan-miel-et-sang-les-cycles-de-la-vie-by
Une vaste fresque sonore peinte par Jordi Savall. Ce dialogue musical des peuples des Balkans (Pays du miel et du sang) réunit 40 chanteurs et musiciens de croyance musulmane, chrétienne ou juive, venus de 14 pays différents (entre Orient et Méditerranée). Ils interprètent, en solo ou ensemble, une « mosaïque » de récits musicaux. Un voyage sur les « chemins des diasporas », où la musique « parle » à l’être entier (aux sens touchés par l’émotion et la beauté d’un chant, à l’âme joyeuse ou nostalgique, à l’esprit tendre ou rebelle, sur un ton tantôt violent ou doux).

[Andrée - Bibliothèque Les Champs Libres, Rennes]


ALT-J / This is all yours. Infectious Music, 2014

alt-j
Alt-J nous emmène dans des mondes planants, frais, mais aussi plus sombres avec quelques petits moments de douces folies. Une trame d’arrangements précis et de qualité qui nous permet de les suivre jusqu’au bout. Un mélange savamment dosé rock / post rock / electro. Un album éclectique, éclairé et éclatant de finesse. Gros coup de cœur 2014 !

[Céline - Bibliothèque Lucien Rose, Rennes]


 COLIN CHLOE / Au ciel. Hasta Luego recordings, Orange Prod, 2014

au ciel
Album terrien, âpre… et plein d’énergie !

[Anne - Bibliothèque Les Champs Libres, Rennes]


 WARPAINT / [2nd album]. Rough Trade Records, 2014.

692dfcaa
C’est un peu gonflé de choisir un album sorti en janvier pour la sélection des coups de cœur de l’année. Non pas que les onze mois suivants ne furent pas défrisants mais la sortie du nouvel album qui coïncida avec le début de la tournée internationale au Trabendo, à Paris, fut pour moi, un des élément musical majeur de l’année qui vient de s’écouler. Les Californiennes livrent un rock toujours sombre, intimiste et sous tension avec une production plus éthérée (Flood, Nigel Godrich).

[Stéphane - Bibliothèque des Champs Libres, Rennes]


BROR GUNNAR JANSSON / Moan Snake Moan. Normandeep blues, 2014

Bror Gunnar Jansson
Du blues suédois, une guitare débraillée, une voix éraillée qui lorgne tantôt du côté de Charley Patton, tantôt de celui de Nina Simone (oui oui!!), un bonheur !

[Vincent - Médiathèque de Cesson-Sévigné]


 GUTS / Hip hop after all. Heavenly Sweetness, 2014

guts
C’était sans conteste l’un des albums les plus classieux de cette rentrée de septembre !
Hip hop after all du producteur et beatmaker français GUTS nous fait traverser l’Atlantique et nous plonge dans un son où le rétro côtoie le futurisme.

C’est cool, c’est old school et même les plus réticents au genre ne pourront que succomber aux bonnes basses, au bon groove, aux bons samples, au bon flow claquant ou suave d’invités en or [massif] (Masta Ace, Patrice, Dillon Cooper, Lorine Chia, Cody Chesnutt)… et il est garanti que chacun finira par dandiner de la tête et fredonner ces mélodies bien senties !

Servis dans un écrin au graphisme so Mambo, les seize productions s’écoutent fort… très fort ! Et pour les amateurs, je peux vous assurer que le pressage vinyle sert à merveille ce minutieux travail de production. A bon entendeur ;-)

[Laure O. - Bibliothèque des Champs Libres, Rennes]

Et on vous en garde quelques autres pour le prochain article qui sera publié mardi sur ZIKARENNES !

Publié dans Littérature et BD, Musique | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Les chorales du monde chantent à Triangle !

Le mardi 23 décembre vers 18h, la bibliothèque Triangle organise une représentation de plusieurs chorales sur le thème des chants du monde. Gratuit et ouvert à tous.

Autour d’un bon vin chaud, n’hésitez pas à venir écouter et découvrir : Voix nomades (voyage polyphonique, de la Russie au Mexique, de l’Irlande à la Sicile, où chaque langue vibre de ses propres rythmes et sonorités), Fly Away (Quatuor : répertoire de old times américains et gospels) et Voix gabondes (pour un répertoire de chants du monde : Géorgie (Caucase), Macédoine, Mexique, gospels).

Programme_scène_ouverte_(2)

Publié dans Musique, Vie culturelle | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Les Trans Musicales 2014 : on fait le bilan ! [acte 2]

les-concerts-de-samedi-en-direct_1

La Mike Tyson du rap (cliquez sur la photo pour voir le concert).

Les Trans, c’est plus de 100 concerts répartis sur Rennes et sa métropole pendant 5 jours. Impossible de tout voir sauf si l’on s’appelle Guy L’éclair (bonjour… enchanté !) alors on repère à l’avance les artistes que l’on souhaite découvrir… Et les meilleurs concerts du Parc Expo sont souvent le fruit du hasard, au gré des déambulations dans les halls qui vrombissent comme des caissons de basses et des slaloms entre les meutes de festivaliers déchaînés.

La soirée du samedi n’a pas dérogé à la règle. On reprend donc la navette avec Hervé et Camel, du Lycée Zola, qui n’ont pas bu que de l’eau et qui étaient encore dans le ventre de leur mère quand je voyais les Jungle Brothers en 1999 (…Aaah les jeunes avec leur rappeuh !).

Jambinai

Le très attendu groupe sud-coréen Jambinai (cliquez sur la photo pour voir le concert)

J’avais repéré les espagnols d’Oso Leone pour commencer la soirée en douceur avec leur pop atmosphérique. J’étais resté sous le charme la veille par l’écoute de leur dernier album Mokragora et leurs envolées hypnotiques ne m’ont pas déçues. Mais la véritable sensation de ce samedi venait du pays du matin calme et nous étions nombreux à en attendre beaucoup. D’ailleurs Camel dans la navette s’égosillait: « ouai mec j’ai grave envie de voir les Coréens qui font du metal mec ! » Entendons-nous bien mec, Jambinai est au metal ce que la k-pop est à la musique. D’inspiration traditionnelle folk avec leurs instruments atypiques comme le haegeum, le piri ou le geomungo (je fais le kakou mais je ne les connaissais pas avant), les riffs de guitare et les résonances rapides de la grosse caisse apportent une tension nerveuse à leur défouloir expérimental. On en prend plein les oreilles et on en redemande.

Euh… Je m’incruste à nouveau dans le post de Stéphane pour rectifier le tir. Personnellement moi-même, je n’ai rien compris à Jambinai qui m’a vite évoqué un long film d’horreur du type Audition (Hervé et Camel sont trop jeunes pour avoir vu celui-là aussi). J’ai souffert en silence mais j’ai souffert quand même. Surtout que j’ai plongé dans l’enfer coréen au sortir du chaudron afro-bouillonnant de Vaudou Game, un bon chaud-froid, de quoi choper une bonne crève. Non, par contre, là où je rejoins Stéphane, c’est que j’ai adoré Tumi Mogorosi (voir post 1), du rythme, des chanteurs prenants, de bonnes impros et des sapes classes, tout pour plaire.

the_ringo_jets_341

« Faut reconnaitre… c’est du brutal! » (cliquez sur la photo pour voir le concert)

Aaaah les goûts et les couleurs comme disait mon tonton Gustave avant de piquer du nez devant son vin rouge-roquefort… Moi Vaudou Game m’a plutôt évoqué la finale de la Coupe Davis 1991 et j’ai eu une irrépressible envie de saisir mon voisin par la taille pour entamer une saga Africa du feu de dieu avec lui… Sinon je t’expliquerai Audition qui est japonais et non coréen soit dit en passant et que j’ai dû voir sept ou huit fois… Cela dit j’avoue être aussi sorti du set un peu frustré par les variations subites de tension. Mais les vraies surprises, comme je l’écrivais plus haut, venaient d’Istanbul et de Detroit.

 Les 3 Ringo Jets (2 gars à la guitare et au chant et 1 fille bien énervée à la batterie et au chant également) joue un rock puissant et sauvage à la Cramps. J’étais de passage dans le hall et je suis resté scotché jusqu’à la fin du concert. Idem pour Lizzo qui a fait vibrer les tôles du hall 8 avec son show à l’américaine qui rappelle Yo Majesty vu en ce lieu en 2007. Minimaliste dans sa composition, une MC charismatique et une beatmaker sautillante, le binôme livre un spectacle détonnant. Le spectateur choisi au hasard dans le public se souviendra longtemps de son twerk avec la rappeuse devant un hall bondé et médusé.

Et Too Many Zooz ? T’étais plus là pour Too Many Zooz alors ? Pourtant c’tait trop dar Touménizouze… On a fait bouillir le hall 8 déjà bien chaud après Lizzo. Bon par contre, après, il fallait rentrer pour ouvrir la bibliothèque le lendemain (le dimanche, eh ouais) et du coup j’ai pas vu Awesome Tapes From Africa et même que je suis encore un peu fatigué en fait… et ça fait une semaine maintenant, ah la la, faudrait pas vieillir…

Les Trans au Parc Expo, c’est toujours pareil : on se dit qu’on y reviendra plus, que « c’était mieux avant », trop de monde (pas toujours très courtois… oui saches-le, le jeune, tu peux être rock et cool à la fois), une qualité sonore médiocre mais c’est quand même l’occasion de découvrir de bons groupes et de prolonger un week-end, une année qui s’étiolent en musique.

 Image de prévisualisation YouTubeArmand et Stéphane

Hey hey ! Mais ce n’est pas fini là… les p’tis joueurs :-p
Dimanche. 17h. Fin de journée coocooning, parfait pour terminer cette 36ème édition en douceur ! Tandis que la plupart des festivaliers se remettait de leurs folles soirées au Parc, les filles étaient de la partie à L’Aire Libre – et c’est Mathilde & Laure qui vous l’disent – pour la traditionnelle résidence qui réserve chaque année de bien belles surprises… rappelez-vous de la rencontre avec Benjamin Clementine en 2013. Cette année, la chanteuse de formation plutôt classique Jeanne Added, accompagnée d’une batteuse et d’une claviériste, a délivré un concert puissant, de par sa voix et sa présence sur scène. Au côté sombre de ses textes, les arrangements électro-pop ont emporté un public sous le charme, public qui ne voulait plus la laisser partir. Un grand bravo aussi aux techniciens son et lumière qui ont servi la création de Jeanne Added, jusqu’à nous en filer des frissons. Pour elle aussi ça sentait la fin… et l’émotion ! Surveillons la sortie de son album chez Naïve prévue pour 2015 et ne manquons pas la tournée qui devrait suivre…

Cliquez sur la photo pour écouter le single de son album à venir.

Cliquez sur la photo pour écouter le single de son album à venir / Crédits photo : Gwendal Le Flem http://ladnewg.net/

Les liens vidéo Arte Concert et Culture Box sont en ligne pour une durée de six mois.
Et vous, vous avez aimé quoi ? Dites-nous vos coups d’cœur – et vos déceptions – via les commentaires de cet article.

Publié dans Musique | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les Trans Musicales 2014 : on fait le bilan ! [acte 1]

Le nouveau visuel des Trans Musicales 2014 dévoilé !

Les Trans Musicales, sans Stromae ni aucune tête d’affiche excepté peut-être le DJ Rone, ont donc à nouveau battu leur record de fréquentation pour la 36ème édition avec 64.000 spectateurs sur l’ensemble des concerts qui se sont déroulés du 3 au 7 décembre. Le virage ethno-rock emprunté depuis quelques années déjà contribue peut-être à ce large succès populaire en fusionnant les courants. L’équipe de Zikarennes (dont aucun membre, sachez-le, ne dormait avec son sésame VIP autour du cou*) a évidemment fait le pied de grue devant les multiples scènes du festival pour vous en rendre compte. On est jamais mieux servi que par soi-même alors commençons par les concerts joués à la maison, dans la salle de conférences des Champs Libres, en marge des conférences du Jeu de l’ouïe. Cette année, des sujets aussi variés que les croisements musicaux entre Orient et Occident, la batterie et le portrait de la ville de Manchester ont été présentés et orchestrés avec brio par la complémentaire trinité Bussy, Rousseaux et Arquillière (le petit nouveau).

tumi-mogorosi-604-tt-width-600-height-400-crop-1-bgcolor-000000

Tumi Mogorosi et ses baguettes (cliquez sur la photo pour voir son concert)

Des 3 conférences, celle de Jérôme Rousseaux autour de la batterie avec le concert de Tumi Mogorosi semble la plus aboutie. Son sujet innovant consacré à un instrument cardio-musical, l’humour pince sans rire de l’animateur et le concert atypique à l’accent jazz mystique du Sud-Africain accompagné par cinq musiciens (contrebasse, guitare, section cuivre), quatre choristes lyriques et une installation vidéo projetant des images fortes d’une jeunesse sud-africaine porteuse d’espoir ont enchanté les spectateurs. Je reste plus sceptique sur la prestation arty et un brin prétentieuse des Naked (on Drugs) quand on sait combien de groupes perdurent au-delà du festival. Celui-ci étant un point d’orgue à beaucoup de formations. Cela dit j’ai filé à la « mancunienne » au bout de quatre morceaux : une présence trop brève pour porter un jugement définitif. Alsarah & the nubatones, illustration sonore de la conférence sur les croisements musicaux, jouaient la veille à l’Ubu où ma collègue Emmanuelle s’est retrouvée avec d’autres festivaliers en rang de sardines: « Un oud, un percussionniste qui chante, une chanteuse à la présence douce et énergique: un concert en arabe, ça change de l’anglais. Si ce n’est la salle minuscule, ça peut se savourer longtemps. » Une autre artiste: Sabina, une impression nouvelle: « une grande brune excitée, provocante, aux morceaux trop variés, qui veut trop faire bouger le public, au costume trop « conceptuel »: une combinaison avec des étoiles et des flammes symbolisant une Europe qui brûle… Mais, elle a de l’énergie et une belle voix. »

4536658_3_9e1a_le-chanteur-aliou-toure-du-groupe-songhoy_c7ff205be7b50def0c5a892196b503fc

Aliou Touré, le sympathique chanteur de Songhoy Blues

Mon bolide, prêté à un copain, et le taux de particules fines dans l’air – pas encore dans le crâne – dans le rouge, vendredi et samedi, m’ont convaincu de prendre la navette, remplie d’ados surexcités en mode Les beaux gosses, en direction des chambres à réfrigérer du Parc Expo qui se sont réchauffées comme des billigs à galettes saucisses au fil des heures. Les petits Maliens du Songhoy Blues, dignes héritiers du grand Ali Farka Touré, qui débutaient les hostilités du vendredi, avaient la lourde tâche d’enflammer, avec leur blues du désert, un hall aux trois quarts vide. Leur spontanéité et leur sincérité ont fini de persuader des festivaliers, encore sobres et statufiés par un code culturel d’immobilité très français, d’esquisser deux ou trois pas de danse. Mention spéciale aussi pour Grand Blanc qui ose la cold wave en français et qui conclut un set à la Bashung période Play blessures et l’homme orchestre Cosmo Sheldrake tout droit sorti d’un cartoon de Tex Avery. Le jeune multi-instrumentiste produit une tambouille hip hop, electro, folk déconcertante qu’il mixe en direct à partir de sons de piano, banjo, double basse, batterie, flûte irlandaise, didgeridoo, sousaphone enregistrés au préalable.
Du côté des déceptions, pour Emmanuelle: les 3 soeurs yéménites d’A-Wa: « mélange de musique traditionnelle et de guitare électrique, un mélodica géant. Bien boutiqué mais manque un peu de chaleur et de contact avec le public. » et les brésiliens de Meta Meta: « Décevant : pas accrocheur, pas beaucoup de présence, snif »

4665-fitandcrop-620x360

La poetry tempête déferle sur Rennes (cliquez sur sa frimousse de cockney pour voir son set)

Yo. C’est le -thécaire masqué qui vous parle. Je profite d’un moment d’inattention de mon collègue Stéphane pour parasiter son post en le polluant de mes propres impressions transesques. Je vais tâcher de faire vite avant de me faire remarquer. Jeudi a été mitigé. Dans l’ensemble, les filles ont assuré : Courtney Barnett est montée en puissance au fur et à mesure de son set, assez classique et réussi à partir du moment où elle avait décidé d’y mettre de l’énergie ; la rappeuse Kate Tempest s’est montrée au niveau de l’attente avec une sacrée présence scénique, ça faisait regretter de ne rien comprendre à ce qu’elle dit. Pour les garçons, euh… comment dire, c’était un peu le règne du bizarre. Curtis Harding m’évoquait un son « urban » un peu années 80 assez décalé avec celui de son groupe plus rock et la greffe n’a pas pris pour moi. Quant à Raury, ben, le jeune homme arborant un inquiétant t-shirt d’enfant indigo (allez voir ce qu’en dit la Miviludes sur son site, ça n’a rien de funky) semble n’avoir pas encore décidé quelle musique il voulait jouer et a changé de style au milieu de chaque morceau, on ne savait pas trop sur quel groove danser et ça a parfois tourné franchement horrible (Nirvana, ouh la la). Ca pourrait devenir bien s’il fait des choix, mais pour le moment, euh non, ça le fait pas… Vendredi, je suis arrivé vers la fin de Grand Blanc qui, je suis d’accord avec Stéphane, a assuré dans son créneau et a bien remué le (jeune) public. Et ensuite je suis allé bouger mon body dans le hall9 avec les Hollandais de Jungle By Night qui visuellement ressemblent aux One Direction mais acoustiquement que c’est quand même vachement mieux et comme j’étais chaud, j’ai terminé (on se couche tôt dans les bibliothèques) sur le DJ set de The Avener qui était plutôt bien au début mais là j’ai craqué quand il a passé Lilly Wood & the Prick, moi aussi j’ai mes limites mentales…

Laisse béton Armand, on t’a reconnu avec ton loup vénitien. Game of thrones, c’était jeudi soir…

[Armand et Stéphane]

Attends, attends !!! Nan mais les gars, sérieux !!! Aucun de vous n’était au set des 3 mousquetaires ?! ‘fin ils sont 4, quatre beatmakers français de Paris et Marseille – comme quoi il est possible de rapprocher ces deux-là ! La Fine Équipe, qu’ils s’appellent très justement et ils ont littéralement chauffé le hall 3 ce vendredi à une heure où les plus acharnés n’étaient encore qu’à l’apéro… Il n’est que 21h lorsque les beats, les basses et les samples bien ficelés font vibrer les tôles et déhancher un auditoire conquis. Dans la franche lignée de Birdy Nam Nam à ses débuts ou de C2C et en dignes héritiers de Madlib, ils ont tricoté des atmosphères tantôt funky tantôt hip hop, toujours avec ce groove qui n’a pas manqué sa cible ! Applaudissements, messieurs !


Le calendrier de l’avent de La Fine Equipe…
par sourdoreille

Pour Emmanuelle qui a usé ses platform boots sur le dancefloor, on retiendra Smoove & Turrell un groupe de Newcastle qui a fait bouger toute la salle et toutes les générations (il était pourtant tard): Ils chantent, ils dansent, ils « cuivrent » en rythme – Le DJ spatial résident, Kosmo Pilot qui remixe Gulabi Sapera parmi tant d’autres – le folk aux multi-arrangements (violon, piano, cuivre) de Dad Rocks! et le groove ultra remuant de Curtis Harding.

[Laure et Emmanuelle, les touches féminines de ce Trans-report]

* Toute ressemblance avec des festivaliers existants ne saurait être que coïncidence fortuite.

Publié dans Musique | Marqué avec , | Laisser un commentaire

De l’art ou du cochon

Alors que l’Ecomusée de Rennes consacre une exposition au cochon breton, quoi de plus naturel que de se pencher un peu plus en avant sur la chanson coquine, voire franchement cochonne… Car en effet au delà de cet événement, le cochon fait actuellement beaucoup parler de lui dans l’actualité artistique et culturelle. En octobre, le Sapin de Paul McCarthy créait la polémique à Paris, tandis qu’était dévoilée une nouvelle bande-annonce de l’adaptation cinématographique du best-seller 50 Nuances de Grey.

50 nuances de Grey

Monsieur Grey remplit les bibliothèques hollandaises… source : http://sophiebib.blogspot.fr

Et pas plus tard qu’hier sortait une étude réalisée auprès de 2000 personnes de 18 à 91 ans (!) portant sur les chansons les plus écoutées durant l’amour… Si l’on y retrouve sans surprise Marvin Gaye ou Barry White, on pourra s’étonner de la présence du Boléro de Ravel ou de la musique de la Guerre des étoiles…

Mais l’Hexagone n’est pas en reste puisque la chanson coquine voire paillarde constitue un pan important de notre répertoire national.

On citera parmi les classiques, le Banana split de Lio, sorti en 1979 alors que la chanteuse n’avait que 16 ans.

Image de prévisualisation YouTube

Ou encore le Mauvais sujet repenti de Tonton Georges :

http://www.dailymotion.com/video/x10dqll

Dignes rejetons du Tonton, les trois musiciens de la Tordue s’intéressèrent quant à eux aux lolos :

Image de prévisualisation YouTube

Avec moins de poésie, les VRP évoquèrent eux aussi le sujet :

Image de prévisualisation YouTube

Plus près de nous, on peut citer A bouche que veux-tu, le dernier album de Brigitte qui regorge de pépites toutes aussi brûlantes les unes que les autres, traçant un sillon que Clarika avait initié. Quant à Arthur H, si son dernier effort connaît un succès critique unanime, il avait consacré son précédent opus à la poésie sexuelle du 20ème siècle avec son comparse Nicolas Repac.

Image de prévisualisation YouTube

Pour conclure, on conseillera au lecteur cul rieux la sélection (bien fournie) réalisée par la médiathèque de Béziers (il aurait été en effet bien dommage qu’un travail si fouillé ne soit réservé qu’aux Bitterois et leur illustre magistrat) ainsi que Des chansons pour le dire le livre de Baptiste Vignol que vous trouverez dans votre bibliothèque préférée

Publié dans Musique, Non classé | Marqué avec , , , , , , , , , | 3 commentaires

« Où sont passées les neiges d’antan ? » : les classiques de l’hiver

« Passer auprès du feu des jours calmes et contents
Alors que la pluie, dehors, verse à torrents.

Sentir passer, à travers la porte ferrée
Sirocco et Borée, et tous les vents en guerre.
Ainsi est l’hiver, mais, tel qu’il est, il apporte ses joies. »

Antonio Vivaldi, Les Quatre Saisons

Arcimboldo_Winter_1563

Arcimboldo, L’Hiver, 1563

Image de prévisualisation YouTube Vivaldi, « L’Hiver » par Itzhak Perlman et l’Orchestre Philharmonique d’Israël dirigé par Zubin Mehta

Si le printemps ou l’été sont souvent vus de manière positive, que l’automne est propice au spleen romantique, l’hiver mobilise des sentiments plus contradictoires. Quoi de commun entre la célébration de la saison de la régénération de la nature chez Vivaldi ou Haydn et l’hiver comme métaphore du désespoir amoureux chez Schubert ? Entre la joie véhiculée par L’Oratorio de Noël de Bach et la mélancolie d’une étude de Chopin ?

Image de prévisualisation YouTube Schubert, « Gute Nacht », Winterreise par Thomas Quasthoff et Daniel Berenboim

Glissez-vous sous la couette, allumez un feu de cheminée – si vous habitez un appartement, vous en trouverez un ici – et la playlist du mois sur vos oreilles, vous trouverez sûrement la réponse.

"Où sont passées les neiges d'antan ?": les classiques de l'hiver by zikarennes on Grooveshark

Publié dans Musique | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Déniché sur le web : la musique dans tous ses états – 2

Suite et fin de notre petit tour du web musical. Si vous avez raté le début c’est ici !

Que vous soyez nerd, geek, noobs, curieux ou que vous recherchiez tous simplement un moyen de passer le temps durant votre pause dèj’ cet article pourrait vous intéresser !

Covers

Beaucoup de reprises, appelées cover sur le net, pullulent. Alors on surfe entre le très bon et le  » pourquoi tu fais ça « 

 »
 »
 »
 ».

La chaine YouTube BBC lougne propose des covers de chansons ultra-connues reprises le plus souvent par des gens ultra connus (ou du moins hyper en vogue).

London Grammar a repris le morceau Wraking ball de Miley Cyrus, une version qui ne me convainc pas forcement mais qui plait au vu des commentaires.

Image de prévisualisation YouTube

On monte d’un niveau avec Florence and The Machine qui reprend Take Care de Drake et Rihanna.

Image de prévisualisation YouTube

Enfin, gros coup de cœur pour Kazabian qui reprend Iggy Azalea’s Fancy

Image de prévisualisation YouTube

Si vous êtes fan des covers, rappelez-vous Zikarennes vous proposait il y a quelques temps une playslist « Aujourd’hui c’est la reprise ! » à écouter et réécouter !

Des célébrités qui reprennent des célébrités sont monnaie courante parfois excellentes et parfois moins, comme l’explique Dominique de la bibliothèque de Pacé qui nous parlait avec brio et humour de la bande à Renaud.

Dans le lot de bons covers, les « amateurs » se défendent très bien aussi.

Vous connaissez sûrement le titre Hey YA du groupe Outcast qui chantait de façon ultra énergétique Heeyy yaaAAA…

Image de prévisualisation YouTube

Changement d’ambiance avec la version réalisée par Obadiah Parker en 2008 – inconnu à l’époque, il se fit connaitre par cette petite merveille.
Image de prévisualisation YouTube

Dans un autre genre, voici une superbe version du morceau Somebody that I used to know de Gotye repris à 10 mains sur une même guitare.

Image de prévisualisation YouTube

Des trouvailles en vrac

Qui écoute quoi et où ?

Spotify répond à cette question avec une nouvelle « application » appelée Serendipity. Cliquez sur le lien et une carte du monde s’affichera ; aléatoirement, Spotify se localisera sur un pays et vous donnera le titre qui est écouté au même moment par un utilisateur de Spotify ! Une autre manière de découvrir des nouveautés, les tendances à travers le monde  et pourquoi pas vos points communs musicaux avec un inconnu à l’étranger !

L’envers du décor

Nous connaissons tous les fameuses pochettes d’albums cultes comme celle de Nirvana avec Nevermind ou celle des Beatles Abbey Road. Un artiste, Harvetz, a imaginé l’envers de ces albums et bien d’autre encore sur son compte Flickr The Dark side of the Covers.

beatlles envers abbey roadnevermind de dos

Maintenant, vous avez largement de quoi  farfouiller sur le web et assouvir votre curiosité musicale ou pourquoi pas mettre à profit votre propre créativité ;)

Publié dans Musique, Numérique | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

Jeudi soir, venez vous amuser… Et gagnez des places pour les Trans Musicales !

A une semaine du lancement des 36èmes Rencontres Trans Musicales, les bibliothèques de Rennes et des Champs Libres s’associent pour vous faire jouer et vous faire gagner des compil’, des chèques disques et des places pour les soirées des Trans 2014 !

affiche blind test

Jeudi 27 novembre, et pour la troisième année consécutive, le Blind Test Trans va vous embarquer pour une belle soirée. Le jeu se déroulera en 2 manches, l’une visuelle sur des photos de concerts prises depuis la création du festival et l’autre sur des morceaux des groupes programmés depuis 1979, jusqu’à cette édition 2014. Et cette fois, out les formulaires de réponses… il faudra être rapide !

Vous avez envie de vous amuser, de tenter votre chance ?!
Et bien, composez votre équipe – 2 à 5 joueurs, trouvez-lui un p’tit nom, bachotez le site Mémoires de Trans et rendez-vous jeudi ce jeudi à 19h à la bibliothèque Thabor-Lucien Rose, dans le centre de Rennes !

Attention ! Inscriptions obligatoires en cliquant ICI ! Il ne vous reste plus que 2 jours… et c’est dans la limite des places disponibles.

Et pour finir en beauté, et en musique bien sûr, les Costarmoricains de FAWL seront de la party pour un showcase. Venez les découvrir en avant-première de leur prestation live au Parc Expo !

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Musique, Vie culturelle | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Déniché sur le web : la musique dans tous ses états – 1

Que vous soyez nerd, geek, noobs, curieux ou que vous recherchiez tous simplement un moyen de passer le temps durant votre pause dèj’ cet article pourrait vous intéresser !

Zikarennes surfe sur la toile et glane quelques petites » pépites » musicales.
A vos marques, cliquez !

makey makeyMakey Makey de la zik

Makey Makey est un kit inventé par des étudiants du MIT (Massachusetts Institute of Technology ) pour connecter n’importe quel objet «conducteur» à votre ordinateur. Ainsi, vous pouvez jouer à Tetris avec des bananes ou bien faire une partie de « Just dance » avec des bacs à eaux.

Nul besoin d’être un fin connaisseur, il suffit de savoir brancher un câble USB et des pinces croco à une banane et vous êtes paré pour laisser libre court à votre imagination, rien d’insurmontable donc.

L’imagination est le seul ingrédient incontournable pour faire de jolies et drôles de connexions créations.
Certains esprits créatifs ont eu l’idée d’y mêler un peu de musique. Aussi, vous avez peut-être entendu parler d’escalier transformé en piano ? Les passants jouent des notes en empruntant l’escalier.

Image de prévisualisation YouTube Expérience dans le métro de Rennes, à la station Charles de Gaulle.

Sur le web vous trouverez des vidéos à foison mêlant Makey et musique, de quoi éveiller votre curiosité. Voilà un petit florilège de ce qui se fait de mieux sur le net.

Quand des chats et des sushis (entre autres) sont mis à contribution pour nous offrir un morceau décidément électro et entrainant… Je vous laisse découvrir !

Image de prévisualisation YouTube

Après Da Vinci Code, voici Patate code ! Une sorte d’air sifflotant entremêlé de sonorités plutôt « volailles » mais aussi électro : Patate code, l’électro fermier par excellence :

Image de prévisualisation YouTube

Bon alors là, on part plutôt sur du minimalisme minéral… Je vous laisse juger !

Image de prévisualisation YouTube

Et pour finir une compilation de tests musicaux des plus originaux

Image de prévisualisation YouTube

Si l’envie vous dit de Makey Makey, les bibliothèques de Rennes vous proposent régulièrement des ateliers multimédias dont des ateliers Makey Makey. Le prochain aura lieu lesamedi 20 décembre (à partir de 14h30) et on vous proposera de transformer l’escalier de la bibliothèque en piano ! Passer nous voir, que ce soit pour observer, ou si vous en avez envie, mettre la main à la patte (des surprises vous y attendent) !

rap and cerealsTumblr

Tumblr, une plateforme de microblogage,  nous offre une palette de tout et de n’importe quoi. Dans le tout nous avons des compilations de photos surprenantes ou de gentils petits mots de voisins énervés. Mais il y a aussi des Tumblr qui fricotent avec la musique et ça donne de tout mais beaucoup de n’importe quoi.

Rap et céréales : compatible ou pas compatible ? Ce tumblr vous propose des artistes rap au look pas mal marqué « gros dur » qui posent (photomontages) avec des paquets de céréales, cela donne un effet visuel, comment dire… paradoxal !

D’autres cocktails ont également vu le jour : Beyonce est devenue une ARTiste ! C’est « tumblrement » prouvé dans Beyonce Art History.
Des paroles de chansons de Beyoncé sont accolées à des toiles, des performances artistiques… Le rapport ? On ne sait pas, mais l’art est parfois une énigme *.*
Booba quant à lui est devenu un très grand publicitaire grâce à Tumblr. Dans B20BACR, des textes de Booba ont été placés sur des fausses affiches publicitaires. C’est  ironique ?

Yolo musique est un tumblr musical qui se décrit comme « Label 100% indépendant sourçant la crème de la crème des talents YouTube. »
Vous devez vous douter de ce qu’il y est proposé… Des chanteurs amateurs qui essaient comme ils le peuvent de faire quelque chose de bien. Dans le lot, il y a aussi des choses « assez bien faites » dans un style humoristique, mais voulu cette fois.
A vous de chercher votre perle rare !

Suite de notre petit tour du web en musique dans un prochain post, courant de semaine prochaine. Nous parlerons de cover, de dos de pochette et de tendance mondiale… Rien que ça !

Publié dans Musique, Non classé, Numérique | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

De la musique plein les yeux – 3

La musique, ça se regarde aussi. Chaque année, les bibliothèques de Rennes Métropole renouvellent leurs fonds de documentaires musicaux, concerts et autres opéras. A la bibliothèque des Champs Libres, ça se passe tout à fait à gauche du pôle Musiques, un peu caché après les livres et les partitions. Vous avez d’ailleurs, juste à côté, une borne qui vous permet chaque semaine de visionner un nouveau DVD musical proposé par les bibliothécaires. Après le rock et la chanson, le jazz et les musiques du monde, voici quelques-unes de nos acquisitions récentes en opéra, musique classique et contemporaine.

Pour les films documentaires, on commence avec un DVD qui porte moins sur la musique que sur la famille. Il s’agit de Bloody Daughter réalisé par la fille des pianistes Martha Argerich et Stephen Kovacevich :

Image de prévisualisation YouTube

Télérama avait accordé deux T à ce « portrait drôle et sensible d’une famille aussi normale qu’exceptionnelle » lors de sa diffusion sur France 3 l’an dernier.

Quand les mains murmurent est plus centré sur la création musicale. Ce film a remporté le prix du documentaire musical de création Sacem 2012. On y suit les progrès d’élèves de la classe d’initiation à la direction d’orchestre au Conservatoire de Paris. Leur professeur Philippe Ferro leur enseigne à « entendre avec le geste », à apprivoiser leurs mains pour en faire les vecteurs d’une interprétation musicale.

Refuge in music regroupe un documentaire et un concert hommage aux musiciens morts dans le camp de concentration de Terezin / Theresienstadt. On y entend notamment le témoignage de la pianiste Alice Herz-Sommer, décédée cette année à 110 ans. En 2012, elle proposait dans son livre Le Monde d’Alice « 12 leçons de vie pour mener une existence authentique et cultiver un esprit critique tout en restant ouvert aux autres » : vous pouvez retrouver ce livre dans les bibliothèques de Rennes.  Alice Herz-Sommer apparaît également dans le film We want the light de Christopher Nupen qui s’intéresse plus généralement aux rapports historiques entre les Juifs et la musique allemande.

Image de prévisualisation YouTube

Nous avons également acquis un portrait fouillé de Jean-Jacques Rousseau musicien qui incite à découvrir cet aspect sous-estimé du philosophe et un documentaire qui décrypte Le Phénomène Quatre saisons (et bien sûr, il ne s’agit pas d’un numéro spécial de Capital sur le business de la pizza…).

Après les documentaires, place à la scène. Vous retrouverez dans nos rayonnages les captations d’opéra suivantes : Le Comte Ory et Otello de Rossini tous deux avec Cecilia Bartoli, La Fanciulla del West de Puccini avec Nina Stemme, Lulu d’Alban Berg dans sa version historique de 1962 dirigée par Karl Böhm, un Boris Godounov dirigé par Kent Nagano, Siegfried mis en scène par les Catalans de la Fura dels Baus et dirigé par Zubin Metha, un double programme Ravel L’Heure espagnole et L’Enfant et les sortilèges ou encore The Tempest opéra contemporain et shakespearien de Thomas Adès.

Image de prévisualisation YouTube

Les fans du ténor Jonas Kaufmann devraient être comblés avec deux programmes du beau gosse ténébreux : Faust et Parsifal.

Jonas KaufmannOn pourra comparer cette version de Parsifal avec celle mise en scène par Roméo Castellucci que nous avons également acquise :

Image de prévisualisation YouTube

Dans la génération précédente de chanteurs, Roberto Alagna nous propose un Werther, enregistré en 2005 et resté inédit jusqu’à cette année.

Image de prévisualisation YouTube

Toujours sur scène, mais côté concert, on pourra écouter/voir la Missa solemnis de Beethoven dirigée par Nikolaus Harnoncourt, un DVD Friedrich Gulda & friends (Herbie Hancock, Chick Corea) ou encore Meredith Monk dans un solo de 1980. Voici un aperçu d’une performance plus ancienne pour qui voudrait découvrir la musicienne, on trouve beaucoup de choses sur sa chaîne officielle Youtube :

Image de prévisualisation YouTube

Enfin, une commande de DVD classique ne serait pas une commande de DVD classique sans son Jean-François Zygel de rigueur, nous avons donc reçu le volume 5 de La Boîte à musique.

Publié dans Musique, Photographies et cinéma | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire