Le Civil Rights Act de 1964 en musique

Cette année, nous fêtons le 50ème anniversaire du Civil Rights Act du 2 juillet 1964, signé par le Président des États-Unis, Lyndon Baines Johnson. Cet acte déclare illégale la ségrégation alors en vigueur dans le pays, ainsi que les fameuses lois Jim Crow. C’est une des lois les plus importantes des États-Unis.

I am a manL’été 1964 a connu également un autre moment historique du mouvement des droits civiques : le Freedom summer, campagne menée par le SNCC, le comité de coordination non-violent des étudiants, un des principaux organismes de la lutte pour les droits civiques,  dans l’état du Mississippi afin de faire inscrire le maximum d’Africains-Américains sur les listes électorales.

vote 1La musique de cette époque, en particulier la soul, a largement contribué à faire passer des messages, à faire connaître la situation des noirs américains au plus grand nombre et a été une véritable arme pour les artistes souhaitant s’engager dans ce combat. J’ai donc souhaité fêter cet anniversaire en musique à travers 15 chansons.

1/ Strange fruit écrit par Abel Meeropol en 1937 et chanté pour la première fois par Billie Holiday. Ce poème qui dénonce le lynchage des noirs dans le Sud du pays est considéré comme l’une des 1ères manifestations du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis.

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2/ Oh freedom interprété par Odetta, une des grandes voix du mouvement des droits civiques, est un negro-spritual chanté au départ par les esclaves, suivi par On my way, chant militant traditionnel pour la libération des opprimés.

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3/ We shall overcome tiré d’un gospel de Charles Albert Tindley, l’hymne des marches organisées par le mouvement des droits civiques, interprété ici par Pete Seeger.

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4/ How I got over interprété par Mahalia Jackson mais écrit par Clara Ward suite à un voyage dans le sud des Etats-Unis où elle a été agressée par des hommes blancs outrées de voir des femmes noires dans une voiture de luxe. L’auteur a dû simuler une crise de possession démoniaque pour se débarrasser de ses agresseurs.

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5/ Follow the drinking gourd chanté historiquement par les esclaves pour décrire en langage codé la route permettant de fuir les états de l’Alabama et du Mississippi, interprété ici par Richie Havens.

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6/ Jim Crow blues écrit par Leadbelly qui dénonce les lois ségrégationnistes appelées Jim Crow en vigueur dans les états du Sud.

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7/ I wonder when I’ll be called a man écrit par Big Bill Broonzy qui se demande combien de temps il lui faudra attendre pour être considéré comme un homme.

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8/ Mississippi goddam composé par une des grandes militantes de la lutte pour les droits civiques Nina Simone. Elle a écrit beaucoup de chansons contestataires sur la situation des noirs aux États-Unis (To be young, gifted and black, Four women, Revoltion, …) mais celle-ci est devenue une des chansons emblématiques du combat. Nina Simone l’a écrite pour dénoncer à la fois l’assassinat de Medgar Evers (membre de la NACCP l’association nationale pour la défense des hommes de couleur) et l’attentat contre une église à Birmingham en Alabama tuant 4 enfants noirs.

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9/ A change is gonna come de Sam Cooke, un des titres les plus émouvants du mouvement des droits civiques par ses paroles à la fois d’une effrayante lucidité et en même temps d’une grande tolérance, complètement dans l’esprit de Martin Luther King, et également parce que son auteur assassiné en 1964 n’aura malheureusement pas eu le temps de voir ce « changement ». Totalement transcendant. L’interprétation de Otis Redding est également sublime.

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10/ The death of Emmet Till de Bob Dylan. Emmet Till était un adolescent africain-américain  assassiné pour avoir osé siffler une femme blanche en 1955 dans l’état du Mississippi. Son meurtre a été un des éléments déclencheurs dans la prise de conscience du combat à mener. Dylan a écrit aussi d’autres chansons contestataires comme The lonesome death of Hattie Caroll, Blowin’in the wind ou Only a pain in their game.

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11/I wish I knew how it would feel to be free écrit par Billy Taylor et Dick Dallas, encore une des chansons phares du mouvement des droits civiques dont l’interprétation la plus connue est celle de Nina Simone. Elle est ici chantée par Solomon Burke.

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12/Say it loud, I’m black and I’m proud composé par James Brown, chanson dans laquelle le Soul brother number one revendique sa négritude et demande aux jeunes noirs américains d’être fiers de leur couleur, d’avoir de l’estime pour eux-même et de se sentir pleinement hommes. Ce morceau va devenir l’hymne du parti des Black Panthers alors même que James Brown ne partage pas leurs idées, se plaçant plutôt dans le courant pacifiste mené par Martin Luther King assassiné l’année où la chanson est écrite, en 1968.

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13/ Dans Is it because I’m black? Syl Johnson s’interroge sur le thème de l’identité noire et nous donne une idée de ce qu’un noir peut ressentir dans une Amérique blanche. Cette chanson sera pas mal reprise et samplée notamment dans le hip-hop mais c’est Ken Boothe qui se l’appropriera le mieux.

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14/ Message from a black man des Temptations est une chanson militante proche des idées du mouvement des Black Panthers. Plusieurs fois reprise, The Heptones en ont fait une très bonne version reggae.

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15/ The revolution will not be televised de Gil Scott-Heron qui décrit sa chanson comme « une polémique agressive contre les médias de masse et contre l’ignorance par l’Amérique blanche de la dégradation progressive des conditions de vie dans les cités ».

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Oh Claude, Oh Toulouse !!!

Si jamais en ce bel été vous passez  par Toulouse ou si tout simplement vous avez envie de soleil, de chaudes vibrations n’hésitez pas à vous faire un petit shoot de Claude… Il suffit d’entendre sa voix pour se sentir là-bas, à la terrasse d’un café à  siroter un bon petit pastis au son des grillons.

Une manière de rendre hommage à ce grand bonhomme, disparu il y a 10 ans. C’est l’occasion aussi de découvrir ou redécouvrir sa vie, ses frasques, ses passions à travers plusieurs livres publiés cette année. Plusieurs portraits, pour plusieurs facettes :

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L’amant, chantre des femmes dans un beau livre illustré Claude Nougaro de Hélène Nougaro, sa dernière compagne. Celle-ci y a réuni de manière très respectueuse anecdotes personnelles, pages de carnets et dessins dressant un portrait attachant de l’homme.

Le père adoré mais trop absent dans J’entends encore l’écho de la voix de papa, un roman sensible et intime de sa fille (non pas Cécile !) Théa qui l’a accompagné dans ses derniers moments.

L’ami, copain de  tournée, de frasques dans Claude Nougaro : le parcours du coeur battant livre écrit par Christian Laborde que Nougaro présentait comme « mon frère de race mentale ». Ses compagnons de scène et amis, Richard Galliano, Bernard Lubat, Maurice Vander, Catherine Deneuve… y racontent leur Nougaro.

Et enfin le poète, fantastique jongleur de mots en reparcourant l’intégralité des parôles de ses superbes chansons dans le livre Dansez sur moi.

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Little Jinder : la découverte

Vu sur le Web, Josefine Jinder alias Little Jinder, 26 ans, suédoise,
auteure-interprète d’un genre différent.

Connue depuis 2008 sous le label américain Trouble & Bass  avec un Ep Polyèdre et un single « Youth Blood 12″ » elle tourne en Europe (Suède et Angleterre à priori) et aux USA.

Josefine Jinder

Josefine Jinder

On plonge dans un univers électro aux très légères touches de R’n’B avec une esthétique soit acidulée soit plus sombre. La voix de Josefine joue sur des sonorités fluettes ce qui lui donne des allures enfantines, avec un petit côté Cindy Lauper ou encore Kate Bush. Mais l’ensemble est loin d’être léger, elle nous offre une vraie patte et un univers musical bien calé et hypnotisant.
Josefine Jinder n’est pas très connue en France, mais cela ne saurait tarder ? Il est très difficile de trouver des informations en français sur cette artiste (vive les traducteurs en ligne) mais mon petit doigt me dit qu’un jour cela devrait changer.
La vidéo du morceau « Ful och trakig tjej » commence à gentiment se faire voir sur YouTube.

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Le morceau « Ful och trakig tjej » parle d’une jeune fille laide et ennuyeuse, sentiments personnels que Josefine a été chercher dans les souvenirs d’un moment de sa vie, parfaitement mis en musique ici.

Le clip a été fait en collaboration avec une jeune artiste photographe Avirda Byström dans un style acidulé, propre, froid, chirurgical et parfois dérangeant. A noter qu’Arvida Byström s’est fait connaitre dès l’âge de 16 ans grâce à une série de photos représentant les menstruations des femmes dans des scènes de la vie quotidienne. Josefine Jinder a toujours aimé et défendu le travail de la photographe, ce qui les amène logiquement à cette collaboration réussie.

Autre univers musical et  esthétique avec cette vidéo « Won’t look back » aux allures de real movie.Image de prévisualisation YouTube

Artiste à  surveiller ;-)

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Les albums de Monsieur The Ambassador sont toujours une réussite !

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La sortie de Afropolitan dreams, 3è album de Blitz the Ambassador est l’occasion de revenir un peu sur sa carrière.

Samuel Bazawule naît à Accra, capitale du Ghana, en 1982 dans une famille de 4 enfants. C’est en écoutant l’album It takes a nation of millions to hold us back de Public Ennemy qu’il se passionne pour le hip-hop. En 2001, il émigre aux États-Unis et enregistre lui-même son 1er EP Soul rebel en 2004. L’année d’après, il sort à nouveau un autre EP Double consciousness puis en 2009, il sort enfin son 1er album Stereotype où il nous donne sa vision personnelle du hip-hop, très métissée, qui emprunte beaucoup aux musiques africaines comme l’afro-beat et le highlife. Il repousse les limites du genre et ça fait du bien !

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Il monte un groupe le Embassy Ensemble, fonde son propre label Embassy MVMT et rejoint la « communauté » Okayplayer fondée par The Roots. En 2011, son 2è album Native sun sort en révélant au monde un grand artiste.

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Nous sommes conviés littéralement à un voyage, le 1er morceau s’appelle En-trance et le dernier Ex-itrance, où l’on se baladera notamment en Afrique, en France et aux États-Unis au gré des paroles et des invités : Les  Nubians, Keziah Jones, Chuck D, Baloji… C’est encore un album qui mélange les rythmes et les influences, plus abouti que le premier. Blitz the Ambassador déploie tout son talent et quel talent ! Ça ne ressemble à rien d’autre.

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Native sun est basé sur une section de cuivres composée d’une trompette, d’un saxophone et d’un trombone et c’est peu de dire que ça groove !

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Le 3è album de Blitz the Ambassodor, Afropolitan dream, reprend le même schéma avec un 1er titre The arrival et un dernier The departure, vocabulaire emprunté au langage aérien, à la manière d’un voyage entre deux continents.

Afropolitan dreams

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Le voyage dont il parle pourrait être le sien, celui qui l’a fait migrer de l’Afrique en Amérique, à New-York. Il nous parle d’intégration, d’un rêve africain (dollar and dream, déclinaison du rêve américain), des problèmes d’argent…

Les cuivres sont encore à l’honneur, son flow de plus en plus maîtrisé et des rythmes empruntés à l’afro-beat et au highlife. Comme sur les précédents albums, on a droit à de prestigieux featuring : Seun Kuti, Angelique Kidjo, le rappeur brésilien Marcelo D2 ou encore Nneka sur un titre plus-groove-tu-meurs, voire carrément c’est-le-tube-de-l’été !

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L’album se termine en beauté, sur une vision qu’on a envie de partager Africa is the future, chantée avec Oxmo Puccino, la chanteuse marocaine Oum et le groupe kényan Just a band.

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Le rappeur ghanéen nous offre toujours mieux à chaque album, maîtrisant toujours plus la production et les paroles. Il s’est vite imposé comme un acteur incontournable de la scène hip-hop en faisant exploser les frontières de ce genre, notamment en y mariant des beats africains et en y ajoutant des cuivres. Non seulement hip-hop is not dead mais en plus il a de beaux jours devant lui !

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Musique et courts-métrages d’animation

On trouve de bien belles pépites en naviguant à vue sur la toile. Les courts-métrages d’animation sont légion mais certaines œuvres sortent du lot par leur sensibilité et leur créativité. Zikarennes vous présente aujourd’hui sa sélection de courts, miroirs animés évocateurs et symboliques, faisant la part belle à la musique. Le premier s’intitule The maker. Il est produit par la compagnie américaine Zealous Creative et réalisé par Christopher et Christine Kezelos en 2011. Une étrange créature entame une course contre le temps pour accomplir la création la plus importante et la plus belle de sa vie. The maker explore les moments clés de la vie : le temps trop court passé avec les personnes aimées et la puissance vitale de la création artistique inspirée ici par le compositeur australien de musique classique Paul Halley. Ce court fut couronné de prix à sa sortie (22 au total) et on se dit, à sa vision (et son écoute), que les jurys ne s’y sont pas trompés.

Image de prévisualisation YouTube « La vie est ce que vous en faites : nous sommes tous des fabricants dans ce monde. »

Le second More est beaucoup plus pessimiste… et aussi plus ancien puisqu’il est réalisé en 1998 par Mark Osborne. Ce court raconte l’histoire d’un inventeur vivant dans un monde terne, routinier et déshumanisé qui puise son espoir dans sa mémoire et sa créativité. La bande sonore est un morceau instrumental troublant de New Order : Elegia paru en version courte sur l’album Low life en 1985. Il est composé en hommage au chanteur de Joy Division, Ian Curtis, suicidé en 1980. Déjà chargé d’émotions, il vient magnifier les images en leur conférant un sentiment nostalgique fort. Sa version longue de 17 minutes avait été publiée en 2002 dans le très rare coffret Retro. Vous pouvez l’écouter ici ou emprunter la version deluxe de l’album Low life dans les bibliothèques. Comme The maker, More a remporté plusieurs prix amplement mérités. La première fois que j’ai vu ce court il y a une dizaine d’année, j’ai réalisé qu’il n’était pas toujours nécessaire de faire un film de 3h pour condenser une sublime palette des émotions humaines. La mélodie de New Order et les cris de joie des enfants ont alors laissé une empreinte indélébile dans les tréfonds de ma mémoire.

Image de prévisualisation YouTube « Get happy! »

De plus en plus souvent les musiciens ont recours à l’animation pour la réalisation de leurs clips. Dans un précédent article, on vous avait parlé de l’excellente vidéo de Simon Gesrel et Xavier Ehretsmann qui illustre le premier morceau « Driving this road until death sets you free » de l’album A land for renegades du groupe électro français Zombie Zombie. Le scénario reprend à son compte, avec des figurines G.I. Joe, l’histoire de The thing de John Carpenter. Mais on peut aussi citer pêle-mêle des groupes comme Gorillaz ou The Organ. Les premiers se sont créé un univers graphique personnel lorgnant du côté des mangas et des comics qui enlumine le concept jusqu’aux pochettes d’albums.

Cliquez sur l’image pour visualiser le clip « Dare » de Gorillaz

N’hésitez pas, vous aussi, à nous faire partager en commentaire de cet article vos joyaux animés. Allez ! on s’en jette un petit dernier pour la route.

Image de prévisualisation YouTube « En avant la musique ! »

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Vos suggestions d’achats – Été 2014

Portrait de bande par Benoit Jammes

Portrait de bande par Benoit Jammes

Vous partez en vacances… avec la vieille titine de votre oncle Alphonse ?
Pas de lecteur CD ? Impossible de brancher la clé USB emplie de giga de musique ?
Vous allez devoir faire avec le bon vieux mange-K7…

Bon, mais pour autant, il vous est toujours possible de participer aux commandes de disques ou de livres musicaux faites chaque mois dans les bibliothèques !

Rien de plus simple : vous nous laissez un petit commentaire à cet article, avec les références du document qui vous intéresse ainsi que la bibliothèque que vous fréquentez régulièrement !

Nous vous y répondrons rapidement et vous pourrez retrouver dans ses rayonnages le disque ou le livre que vous aurez proposé :)

Pour vérifier que les bibliothèques de Rennes ne l’ont pas déjà, nous vous conseillons de faire une recherche rapide au catalogue !

Et pour fêter son 3ème anniversaire, ZIKARENNES voit plus grand ! Les bibliothécaires de Pacé, Vezin, Cesson-Sévigné et Saint-Jacques-de-la-Lande rejoignent l’aventure ! Aussi, vous pouvez désormais faire des suggestions via le blog pour les commandes dédiées à la musique pour les médiathèques de chacune de ces communes de Rennes Métropole. YOUPI !

N’hésitez pas à vérifier si le document n’est pas déjà présent à leur catalogue :
- catalogue de la médiathèque de Saint-Jacques
- catalogue de la médiathèque de Cesson-Sévigné
- catalogue de la médiathèque de Vezin
- catalogue de la médiathèque de Pacé

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Sam’s soul ! Et vous ?

Fête de la musique 2014. Il fait beau, il fait chaud, entre les odeurs de galettes saucisse et les flûtes de pan se vautrant sur une vieille cassette de musique péruvienne, je me suis demandée si j’allais persévérer… En gros, Sam’s soul grave !
Étant assez persévérante surtout quand il s’agit de musique, j’ai pris mon courage à deux oreilles et j’ai farfouillé les notes au milieu des belles rues de Rennes.

Arrivée place de la mairie, des notes de blues me disent « TOURNE ! TOURNE à droite ! » C’est pas que Sam’s soul les ordres mais quand il s’agit de musique… Enfin vous savez déjà …
Rue de Coëtquen, je tombe sur une foule en délire, « remuage » de popotin, sourire aux lèvres, mains qui claquent, ça sent le blues des nuits new yorkaises, le funk des aïeux, la soul du temps jadis ! Sam’s soul ! Non pas « ça me soule » mais Sam’s soul, groupe Rennais formé en 2006, composé de :

Yannick Papail : guitare-chant
Blaise Yukou : basse-chant
François Charenton : saxophone
Eric Meyer : trombone
Bernard Leneindre : batterie

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Le blues c’est du sérieux !

« Prenez un chanteur-guitariste à la voix rocailleuse et envoûtante, ajoutez-lui un bassiste au groove magique, un saxophoniste dont le cœur balance entre Maceo Parker et John Coltrane, un tromboniste né à Chicago, et enfin un batteur, au flegme tout britannique d’un Charlie Watts. Remuez le tout et ça donne Sam’s Soul, formation rythm ‘n blues… qui revisite le répertoire de la « black music » de nos cousins d’Amérique, nous embarquant avec eux du côté de chez les Blues Brothers, Muddy Waters, James Brown, Rufus Thomas, Junior Wells, BB Kings… »

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Cinq briscards à qui on ne l’a fait pas, lunettes de soleil, vestes de costard, revisitant les grands classiques rhythm ‘n’ blues. On sent le plaisir qu’ils ont à jouer et le public l’a clairement ressenti. Qualité, énergie et générosité sont les trois qualités du groupe ! Sam’s soul a su me convaincre.

À voir, à entendre, à partager ! Le groupe tourne pas mal à Rennes et dans le reste de la Bretagne et ça se comprend. Courrez vite les voir et « move your popotin » !

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La cumbia d’Antonio Rivas

En ce dimanche 15 juin dans le cadre du festival Robinson, le vent chaud souffle autour de la cale de Saint-Grégoire,  sur la scène de la péniche spectacle : Antonio Rivas.

src : http://antonio.rivas.free.fr

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L’accordéoniste colombien et ses trois compères nous livrent une cumbia sucrée. On se dit que toutes les filles sont belles et même celles qui ne dansent jamais s’y mettent. Des couples de danseurs improbables se forment comme un jeune de 20 ans et une grand-mère. L’accordéon c’est fantastique.

La cumbia est une danse et un rythme élaborés à partir de trois cultures différentes : la culture noire avec l’apport des esclaves, blanche avec les Espagnols présents en Colombie et indienne. La colonisation a en effet permis le métissage de ces cultures. (src : wikipedia)

Antonio Rivas est un drôle d’homme. Né en Colombie, il y obtient une maîtrise de mathématiques puis s’exile en France pour préparer un doctorat en physique des particules ainsi qu’un DESS en informatique…. Après ça, dire qu’il est autodidacte de l’accordéon n’est qu’un simple détail…

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L’essentiel est que sa musique réveille les corps, son disque « Vaya con dios » sera bientôt disponible à la bibliothèque du Triangle. Pour vous faire patienter, voici quelques artistes dans la même veine : El Hijo de la Cumbia, La Sonora Dinamita, Los Destellos, Chico Trujillo, Sergent GarciaLa Yegros

Bel été !

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Continent musiques, la reprise !

La radio n’échappe pas aux programmes d’été et c’est avec plaisir que l’on retrouve certaines émissions devenues au fil des années incontournables. Continent musiques sur France Culture en fait partie et nous propose chaque été d’explorer les musiques des 5 continents à travers une série d’émissions regroupées autour d’un thème hebdomadaire.

En 2011, nous avions eu droit, entre autres, à une série consacrée au Fado et présenté par Eugène Green.

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En 2012, le journaliste Florent Mazzoleni nous a fait voyager en Afrique, tandis que Flore Avet est allée explorer l’Amérique du Nord et la musique indie.

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L’année dernière, on a eu une relecture du Printemps arabe version hip-hop ou encore une série consacrée aux musiques du désert.

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Vous pouvez consulter les playlists des émissions de 2011 mais elles ne sont plus disponibles à l’écoute, en revanche celles de 2012 et 2013 le sont.

Cet été, on parlera notamment des musiques noires, du Brésil et même de la pop. Parions que ce sera à nouveau un excellent cru ! Continent musiques sera diffusée du lundi au vendredi de 16h à 17h, du 07 juillet au 29 août. Et comme dirait un certain journaliste: « Vous écoutez France Culture, c’est bien ».

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GangaMix en concert à Bain de Bretagne

Nos collègues de la Médiathèque de Bain de Bretagne ont le plaisir d’accueillir en concert le duo rennais GangaMix.

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« Le batteur et percussionniste Pierre-Yves Prothais (Makida Palabre / Olivier Leroy / Matzik…) compose une musique aux sonorités d’ici et d’ailleurs (afro, oriental…) avec les cuivres détonants de Daniel Berthelot (Sergent Pépère, Compagnie Arpion Céleste…). Au sein de GangaMix, Daniel se révèle aussi explorateur de matières et de sons : cuivres, tuyaux, trompes, effets, se fondent aisément à cet univers expérimental, d’autant plus que ces sons sont traités électroniquement en direct et rejoués avec des effets pour enrichir la musique. Tels des DJ, ces deux musiciens en live deviennent un orchestre pluridimensionnel : rythmes du monde, grooves plus urbains…

Les images sonores de GangaMix se fondent en une musique fleuve aux couleurs world jazz, avec un voyage par l’Afrique où tous deux puisent l’inspiration originelle. Cette musique vous plonge dans un voyage sans limite, un instant envoûtant, un appel au lâcher prise : afro beat, valse planante, blues minimaliste, riff arabisant, ambiance planétaire, tambour transe… Un beau moment en perspective, soutenu par la présence d’élèves des écoles de musique de la CCMVS [Communauté de Communes Moyenne Vilaine et Semnon] qui, après des ateliers avec les artistes, viendront se joindre au duo pour une jam prometteuse ».

Le concert aura lieu jeudi 10 juillet à 20 h 30 à la salle du clos des cerisiers. C’est un concert gratuit mais, comme la jauge est limitée, la réservation est conseillée au 02 99 44 86 55.

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